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mardi 30 avril 2013

L'été des becfigues - Eglal Errera

Rebecca, une jeune adolescente de 11 ans, retrouve, comme chaque été, Dahoud, un jeune bédouin dont elle est amoureuse. Il s'agit de son premier amour et elle se rend compte qu'il n'est pas simple de grandir : le désir commence à naître mais en même temps, elle a peur de perdre l'amour de sa maman et ne comprend pas pourquoi son papa devient distant avec elle.

Ce joli roman de jeunesse raconte la naissance du sentiment amoureux dans le cœur d'une toute jeune fille. Cette histoire est racontée du point de vue de Rebecca ce qui nous permet de comprendre ses doutes, ses pensées. Elle parle d'amour et de désir avec ses mots qui sont encore ceux d'une petite fille, je l'ai trouvé touchante. Il n'y a pas beaucoup d'action dans ce court roman mais il est en revanche rempli de poésie.


Voici un extrait dans lequel Rebecca décrit ce qu'elle ressent pour Dahoud :

"Le vent du désert souffle autour de nous et l'odeur de Dahoud descend jusqu'à moi : le sable, le crin de cheval, l'eau de mer, le pain chaud, la cendre, et je retrouve aussi tout à coup, le parfum sucré des dattes sèches, que j'avais oublié. L'eau me monte à la bouche et aux yeux et coule partout au dedans de moi.
Dahoud me regarde.
- Ya R'beecca.
Mon cœur va et vient entre mon ventre et ma gorge, aussi rapide et fou que des soucoupes de fête foraine, mais lui me sourit doucement et avec un calme qui me rend triste tout à coup.
Et s'il ne m'aimait pas ? S'il n'avait pas pensé à moi, comme moi à lui depuis l'été dernier ? Si je n'étais pour lui qu'une amie parmi d'autres ? ... Je préfèrerais ne plus le voir, parce que moi, cela est sûr, j'aime Dahoud en amoureuse."

lundi 29 avril 2013

Le tour du monde en 8 ans !

Quand j'étais petite, je m'étais jurée de visiter dans ma vie au moins un pays de chaque continent et tous les pays d'Europe. C'est un rêve qui me tient à cœur et j'espère le réaliser. Pourquoi en parler sur ce blog de lecture me direz-vous ? Eh bien en visitant d'autres blogs, j'ai découvert Helran in Hell et son challenge de très très longue haleine qui est un clin d'œil à mon rêve d'enfance : il s'agit de lire 1 auteur de chaque pays du monde en 8 ans (parce que 80 jours, c'est un peu court !) soit 206 pour le plus haut niveau du challenge, mais il existe des étapes intermédiaires :
30 pays : Touriste
70 pays : Routard
100 pays / la carte livraddict remplie à 100% : Voyageur / Voyageur livraddictien
193 pays (ou 194 si Vatican) : Globe-trotteur
206 pays : Bourlingueur intrépide
Ce qui est arrangeant, c'est que ce challenge est rétroactif, donc ma lecture pour le printemps coréen de Catherine compte. Je prends le train en marche car ce challenge a commencé en août 2012 et se terminera en août 2020, je tente le niveau "Routard" ce qui me donne une moyenne d'un livre par mois environ à partir de mai 2013.

Dans 8 ans...j'aurai un peu plus de 40 ans, ma petite choupette sera une ado, il se sera forcément passé beaucoup de choses dans ma vie, j'espère que je continuerai à publier sur ce blog (ou un autre) mais quoi qu'il se passe, aujourd'hui l'aventure me tente car elle est un clin d'œil à mon rêve de petite fille et comme pour toutes les aventures, on verra bien ce qu'il arrivera et si je parviendrai au bout.
Le récapitulatif de ce challenge se trouve sous l'onglet "Tour du monde".

samedi 27 avril 2013

Un avion sans elle - Michel Bussi

Le 23 décembre 1980, un avion en provenance de Turquie s'écrase sur le "Mont Terrible" dans le Jura. Une seule personne survit à cet accident : il s'agit d'un bébé de 3 mois, une petite fille. Or, deux bébés du même âge étaient présents dans cet avion : Lyse-Rose de Carville et Emilie Vitral. A l'hôpital, deux grands-pères paternels se présentent : le riche industriel Léonce de Carville et le vendeur de frites Pierre Vitral. Qui est le bébé miraculé ? Emilie ou Lyse-Rose ? La justice doit trancher bien qu'elle n'ait aucune certitude : l'enfant sera Emilie. Un détective privé portant le nom de Crédule Grand-Duc mène l'enquête pour rétablir la vérité durant 18 ans, il s'apprête à abandonner quand la réponse lui saute aux yeux, mais il est assassiné. C'est Marc Vitral, le présumé frère d'Emilie, qui va alors reprendre l'enquête...

Si vous aimez le suspense, les rebondissements, les fins inattendues, alors FONCEZ ! J'ai eu un immense coup de cœur pour ce roman qui a reçu le prix Maison de la presse, le prix du roman populaire et le prix du meilleur polar francophone (Montigny-les-Cormeilles) 2012 . L'auteur, Michel Bussi nous embarque dans cette histoire incroyable, l'enquête se révèle de plus en plus complexe. Les Carville pensent que l'argent peut tout acheter mais les Vitral, qui n'ont, certes, pas d'argent, sont tout aussi déterminés à ce que l'enfant soit leur petite-fille, une bataille sans merci est lancée.  Par moment, tout nous pousse à croire que l'enfant est Lyse-Rose mais physiquement, tout la rapproche des Vitral et puis il y a cette histoire de gourmette que le bébé Carville portait mais qui n'a été découverte ni sur le bébé vivant ni dans les dépouilles de l'avion. Pour notre plus grand plaisir, rien n'est simple dans cette enquête... Par moment, j'ai volontairement ralenti ma lecture car je voyais les pages défiler et je voulais prolonger le plaisir, déguster ce sentiment d'incertitude, mais par d'autres moments, je le dévorais pour enfin comprendre la vérité. A la fin du roman, tout s'éclaircit et on ne peut être que bluffé par le talent de Michel Bussi, je n'en dit pas plus, les 573 pages de ce roman défilent sans que l'on s'en aperçoive, c'est magistral !
Le dernier roman de Michel Bussi, Ne lâche pas ma main,  est paru en mars dernier et va très prochainement rejoindre ma PAL.

Voici un extrait du roman Un avion sans elle, situé dans les premières pages :

"La main de Crédule Grand-Duc s'agita, nerveuse.
J'ai recensé dans ce cahier tous les indices, toutes les pistes, toutes les hypothèses. Dix-huit ans d'enquête. Tout est consigné dans cette centaine de pages. Si vous les avez lues avec attention, vous en savez maintenant autant que moi. Peut-être serez-vous plus perspicaces ? Peut-être suivrez-vous une autre direction que j'ai négligée ? Peut-être trouverez-vous la clé, s'il en existe une ? Peut-être...
Pourquoi pas ?
Pour moi c'est terminé.
Le stylo se leva, trembla quelques millimètres au-dessus du papier. Les yeux bleus de Crédule Grand-Duc se perdirent une nouvelle fois dans le verre lisse du vivarium, puis glissèrent vers la cheminée, où de longues flammes dévoraient un enchevêtrement de journaux, de papiers et de boîtes archives cartonnées, avant de se poser une dernière fois sur le cahier. Le stylo glissa.
Dire que je n'ai ni regrets ni remords serait exagéré, mais j'ai fait du mieux que je pouvais.
Crédule Grand-Duc fixa de longues secondes cette ultime ligne, puis referma lentement le cahier vert pâle.
J'ai fait du mieux que je pouvais, se répéta-t-il, finalement satisfait de sa conclusion."





mercredi 24 avril 2013

Grand loup et petit loup - Nadine Brun-Cosme et Olivier Tallec

Voici la sixième lecture de ma choupette et moi dans le cadre du challenge  "Je lis aussi des album" de Hérisson. Il s'agit de l'album Grand loup & petit loup de Nadine Brun-Cosme et d'Olivier Tallec chez Flammarion collection "Père Castor".
Grand loup vit seul sous son arbre et est très bien comme ça, mais un jour, un petit loup vient s'installer à côté de lui, dort avec lui, fait sa gymnastique avec lui etc. Grand loup trouve que petit loup exagère, mais il ne dit rien. L'après-midi, grand loup part faire sa promenade mais petit loup ne le suit pas, il reste sous l'arbre. Quand grand loup revient le soir, petit loup a disparu, il est parti, et grand loup se rend compte qu'il tenait à lui, il l'attend jour et nuit, petit loup lui manque... Heureusement, à la fin, petit loup revient et avoue à grand loup qu'il lui a aussi beaucoup manqué.


Ma choupette et moi aimons beaucoup cet album, l'histoire est très belle, pleine d'émotion à la fin quand grand loup et petit loup se retrouvent. Les illustrations sont pleines de couleurs mais je ne les trouve pas particulièrement bien faites, grand loup est dessiné grossièrement, je trouve cela dommage. Malgré ce point négatif, l'histoire est tellement belle que cet album est un coup de cœur pour moi.

Il existe deux autres albums racontant les aventures de ces deux personnages : Grand loup & petit loup, une si belle orange et Grand loup & petit loup, la petite feuille qui ne tombait pas. Nous ne les avons pas encore mais nous nous les procurerons prochainement.




lundi 22 avril 2013

La liste de mes envies - Grégoire Delacourt

Jocelyne est une mercière dont la vie est ordinaire, avec ses joies et ses drames : elle a 47 ans, quelques rondeurs, elle est la propriétaire de sa mercerie, est mariée, a eu trois enfants, je cite "une fille, un garçon et un cadavre", sa mère est morte et son père, suite à un AVC a une mémoire de 6 minutes. Son mari s'appelle Jocelyn (le hasard fait parfois des choses étranges), ils ont leurs hauts et leurs bas, comme tous les couples. Ah oui, j'oubliai : elle tient aussi un blog de couture qui a beaucoup de succès ! Un jour, elle joue une grille d'Euromillons et gagne 18 547 301 euros et 28 centimes. Quand elle va chercher son chèque, la psychologue de la Française des Jeux l'avertit : ce chèque est à la fois la meilleure et la pire chose qui lui soit arrivée...

J'ai lu ce roman d'une traite. L'histoire est prenante et le style de l'auteur est fluide, facile à lire. J'ai plutôt aimé cette lecture. Jocelyne est une femme simple, comme vous et moi. Elle est ronde mais se trouve belle quand elle se regarde nue dans le miroir. Son mari a ses défauts, comme tout le monde, mais elle l'aime (même si la douleur d'avoir perdu un enfant ne l'a pas toujours rendu tendre avec elle). Quand elle gagne cette somme astronomique, elle réalise qu'elle est heureuse sans et que le fait de devenir riche va peut-être causer son malheur... Je me suis identifiée à cette héroïne même si, à la fin, je n'aurais pas réagi comme elle. J'ai donc terminé ma lecture avec une pointe d'amertume, je comprends parfaitement pourquoi l'auteur a décidé de l'emmener sur cette voie mais j'étais malgré tout déçue.
C'est un court roman, agréable à lire, qui m'a fait réfléchir sur l'argent et son pouvoir sur les gens. Il montre à travers la sensibilité de Jocelyne que l'adage "l'argent ne fait pas le bonheur" est vrai (ou plutôt "l'excès d'argent ne fait pas le bonheur"), malgré ce que l'on a tendance à croire de nos jours...

Voici un extrait, il s'agit du chapitre dans lequel Jocelyne découvre qu'elle a gagné :

"Je ne sais pas comment, mais je sus.
Je sus, sans avoir encore regardé les chiffres, que c'était moi.
Une chance sur soixante-seize millions, et ça tombait sur moi. Je lus l'encadré dans la Voix du Nord. Tout y était.
Le 6, le 7, le 24, le 30 et le 32. Les étoiles numéro 4 et 5.
Un bulletin validé à Arras, place des Héros.
Une mise à deux euros. Un système flash.
18 547 301 euros et 28 centimes.
Alors je fis un malaise."

dimanche 21 avril 2013

Avis de concours !

L'écrivain Marc Lefrançois, auteur de l'ouvrage Histoires insolites des écrivains et de la littérature que j'ai commenté ICI organise un concours pour gagner 5 de ses livres : le fameux Histoires insolites des écrivains et de la littérature, le roman Marcel Proust, roi du Kung-fu (si je gagne, c'est celui que j'aimerais) ou La vie sexuelle des grands écrivains qui a l'air à la fois amusant et intéressant.
Pour vous inscrire, rendez-vous sur son blog intitulé "Journal d'un écrivain" (si vous ne le connaissez pas, ce sera aussi l'occasion de le découvrir !)




samedi 20 avril 2013

Quartier lointain - Jirô Taniguchi

Quartier lointain est un manga en deux tomes publié à partir de 1998 au Japon et adapté par Frédéric Boilet en 2002 et 2003 Il a reçu le prix du meilleur scénario d'Angoulême en 2003. Il s'agit ici de la version intégrale publiée en 2006. Ce manga raconte l'histoire d'Hiroshi, un quadragénaire, marié, père de deux enfants. Il est à Kyôto pour son travail et doit reprendre le train pour rentrer chez lui à Tôkyô. Or, l'esprit embrumé par une soirée arrosée, il se trompe de train et se retrouve à Kurayoski, sa ville natale. Il en profite alors pour se rendre sur la tombe de sa mère et s'endort... Quand il se réveille, il a 14 ans et tout est redevenu comme à cette époque : il croise son professeur puis son père qui lui dit que tout le monde l'attend pour manger. C'est, on peut bien le comprendre, un choc pour Hiroshi. Petit à petit, il s'habitue à cette situation, il en tire même les avantages : il est le meilleur de sa classe en anglais et apprécie la légèreté de son corps. Il se souvient alors que c'est à cette époque que son père a disparu sans crier gare, il décide alors de comprendre pourquoi et de l'en empêcher.



C'était la première fois que je lisais un manga, il faut un début à tout ! et j'ai adoré ! L'histoire est très prenante, il m'a été difficile de poser ce livre car j'avais envie de savoir, comme le héros, pourquoi son père était parti et je me demandais si le jeune garçon allait pouvoir l'éviter. Petit à petit, je me suis identifiée à Hiroshi et je me suis mise à imaginer ce qu'il se passerait si, moi aussi, je retrouvai mes 14 ans...
La fin de l'histoire m'a aussi beaucoup plu. Je ne vais pas la raconter ici mais je peux simplement dire qu'elle est belle et surprenante...
Ce manga est un énorme coup de cœur pour moi. Jirô Taniguchi en a écrit d'autres et je suis curieuse de savoir s'ils sont aussi bien que celui-ci.




Le Manga

 Aujourd'hui, le manga a le vent en poupe chez les adolescents. Voici quelques éléments sur ce genre :
- Un manga est une bande dessinée japonaise mais le mot est souvent utilisé pour désigner de façon impropre un dessin animé ou une bande dessinée non japonaise.
- "ga" signifie "dessin" et "man" désigne quelque chose d'involontaire ou d'exagéré, on peut donc traduire manga par "dessin au trait libre".
Sens de lecture d'un manga
- Un dessinateur de manga est un "mangaka", il est soumis a des rythmes de production très rapides et n'est pas toujours libre : si son histoire plait, il doit la prolonger même s'il avait envie de la terminer.
- A l'origine, un manga se lit à l'inverse des BD occidentales, la plupart des éditeurs français ont respecté le sens de lecture japonais et les lecteurs se sont habitués mais ce n'est pas le cas de tous les éditeurs, par exemple, Quartier lointain (Casterman) est publié "à l'occidentale".
- Le dessin du manga est souvent proche du cinéma pour les cadrages et les personnages ont souvent de grands yeux, ce qui permet de renforcer l'expressivité du visage. Des codes sont souvent utilisés pour transcrire les émotions des personnages : par exemple, des croix remplacent les yeux en cas d'évanouissement...
(source : Wikipédia)


vendredi 19 avril 2013

4 groupes sanguins 4 modes de vie

Une fois n'est pas coutume, c'est un livre scientifique, d'approche naturopathique, qui sera présenté ici. Je suis curieuse et tous les sujets m'intéressent, y compris la science. Malheureusement, mes lacunes en ce domaine font que je lis rarement ce type d'ouvrage par peur de ne pas tout comprendre, mais une amie m'a conseillé de lire ce livre et il a été pour moi une révélation, oui, oui, une révélation !

Le docteur Peter d'Adamo, naturopathe américain, a poursuivi les recherches de son père James d'Adamo sur l'influence du groupe sanguin sur l'être humain. Le livre débute par une explication de l'évolution humaine des "chasseurs-cueilleurs" aux "nomades" de l'Himalaya et nous apprenons qu'à chaque époque, l'être humain s'est modifié pour s'adapter à son milieu (cf Darwin). Les premiers hommes, chasseurs-cueilleurs étaient du groupe O, puis l'homme est devenu agriculteur et les chercheurs se sont rendu compte que ces hommes étaient majoritairement du groupe A, puis l'homme est devenu nomade, il s'est mis à faire du commerce et les chercheurs se sont rendu compte que ces hommes étaient majoritairement du groupe B (le groupe AB est particulier et j'avoue ne pas tout avoir compris). Or, le chasseur cueilleur ne s'alimentait pas de la même manière que le nomade et l'on retrouve chez les individus de chaque groupe des particularités qui lui sont propres pour la digestion, mais aussi pour la gestion du stress etc. Ce livre explique par exemple pourquoi les personnes du groupe O (c'est mon cas) sont souvent (mais ce n'est pas une généralité) intolérantes au gluten et ont besoin de faire du sport pour éliminer le stress. Ce ne sont bien sûr que des tendances.

Ma lecture de ce livre a été assez lente car, malgré la tentative de vulgarisation de l'auteur, il est complexe pour quelqu'un qui, comme moi, a peu de connaissances scientifiques. Malgré tout, je l'ai trouvé extrêmement intéressant et il m'a éclairée sur certains aspects de mon alimentation et j'ai beaucoup ri quand je me suis reconnue dans le chapitre "mode de vie du O". J'ai aussi compris pourquoi tel régime fonctionne avec une personne mais pas avec une autre. Attention, il ne faut pas s'attendre à trouver un énième régime pour perdre du poids, ce n'est pas du tout son but !!!! On trouve à la fin du livre des conseils de vie par rapport à son groupe sanguin mais absolument pas dans le but de maigrir, ce qui est recherché est tout simplement le bien être, le fait de se sentir en accord avec sa nature.
De plus, j'ai aimé ce livre parce qu'il explique les choses en s'appuyant sur des faits rigoureusement scientifiques mais sans être extrémiste dans ses conclusions, bien au contraire, voici ce qu'écrit l'auteur :
"Montrez-vous ouvert et flexible. La science du groupe sanguin revêt maints aspects. Et comme elle représente par nature une étude des différences, en toute logique, tous les détails ne cadrent pas toujours avec les quatre catégories qui représentent les groupes sanguins ABO. Conservez une approche ouverte et veillez à ne pas simplement troquer une structure rigide contre une autre. Efforcez-vous plutôt d'adopter ce programme petit à petit, en le testant en fonction de vos caractéristiques. N'oubliez pas que tout est affaire d'équilibre et qu'un enthousiasme excessif peut se révéler aussi nocif qu'un trop grand scepticisme."


mardi 16 avril 2013

Le plus petit baiser jamais recensé - Mathias Malzieu

Le narrateur de cette histoire est un inventeur-dépressif, un jour, il embrasse une jeune fille, un tout petit baiser, minuscule, le plus petit baiser jamais recensé... et elle disparaît. Notre inventeur ne peut pas en rester là, il décide d'aller voir un détective à la retraite pour l'aider à la retrouver. Il se fait aider d'un perroquet "wi-fille" (qui est capable d'entrer en connexion avec les filles) mais la tâche n'est pas simple, car le héros est abîmé par l'amour : il a un trou d'obus à la place du cœur. Heureusement, il reçoit l'aide de la pharmacienne, Louisa, qui poste ses petites annonces et teste les bonbons au goût de baiser.

Mon avis sur ce roman est très mitigé.
J'ai aimé le style de l'auteur, plein de poésie et de fantaisie. J'ai, par exemple, beaucoup aimé l'invention du bonbon fourré au baiser qui fait exactement le même effet qu'un vrai baiser : "électrique, suave et doux à la fois". Les nombreux jeux de mots, mots valises et autres néologismes, m'ont aussi beaucoup plu : le "sparadramour" par exemple est un jeu de mot attendrissant, le "nichonnier" est, quant à lui, plutôt humoristique, il s'agit d'un arbre qui ne produit que deux fruits dans sa vie et si on s'endort entre ses branches, on se réveille amoureux.
En revanche, la fantaisie fait, certes, l'originalité du livre, mais au bout d'un moment, cela devient lassant. Les jeux de mots et les folies de l'auteur à petites doses auraient été agréables et auraient donné du piquant à l'histoire, mais ici, il y en a, j'exagère à peine, à chaque ligne, j'en étais au bord de l'indigestion. De plus, sans révéler la fin car certains auront peut-être envie de le lire, j'ai deviné dès les trente premières pages comment le roman se terminerait, j'espérais me tromper, mais à ma grande déception, mon intuition était la bonne.
Il s'agit donc d'un roman dont l'intérêt principal est le style de l'auteur à condition de ne pas s'en lasser...

Voici un extrait de ce roman (début du troisième chapitre) :

"Je descendis le boulevard Lee Hazlewood dont les noisetiers géants faisaient tinter leurs fruits de bois. Les arbres passaient au roux, le vent arrachait leurs premières feuilles mortes. Avec ma crinière d'écureuil, je traversais l'automne comme un trompe l'œil, peinard. Sur mon épaule gauche le perroquet détonnait, avec ses airs de ciel d'été. Je pensais à la fille invisible; Lorsque les souvenirs de la guerre mondiale de l'amour remontaient à la surface, je me concentrais sur le challenge d'inventivité amoureuse qu'il me faudrait pour la retrouver. J'aimais l'idée qu'elle puisse être partout. les questions tourbillonnaient sous mon crâne, s'entrechoquant les unes contre les autres. Qui était-elle ? Pourquoi ce baiser m'obsédait-il ? Pourquoi avait-elle disparu ? Etais-je le seul à déclencher ça chez elle ? Avais-je à faire à une véritable histoire de fantôme ?
Je regagnais mon appartelier du 10, rue Brautignan, dans le 3e arrondissement, où j'avais déposé mes valises pleines de vide quelques mois auparavant. Les murs étaient si blancs qu'on les aurait crus recouverts de peinture à l'ectoplasme."

dimanche 14 avril 2013

Une photo, quelques mots - La dernière âme.

Leiloona propose sur son blog Brick à Book un rendez-vous d'écriture : elle publie chaque semaine une photo sur laquelle se base le texte que nous écrivons. Il s'agit de ma première participation (je vous demande donc un peu d'indulgence...)

 
 

La dernière âme

Mon village...il m'a vue naître, il m'a vu grandir, vieillir et aujourd'hui...mourir.
Autrefois, c'était un village plein de vie, j'aimais me promener dans les rues étroites, j'aimais aussi aller au marché, les odeurs m'enivraient.
J'habitais dans la petite maison près de l'église entourée de toute ma famille mais petit à petit, certains sont morts, d'autres sont partis, il paraît qu'il est plus facile de vivre en ville, je n'en suis pas si sûre...
Finalement, je suis restée seule avec le vieil Antoine, nous étions pareils tous les deux, trop attachés à notre si doux village. Mais un matin, Antoine s'est éteint, à son tour, brutalement... je ne m'y attendais pas. Il était la dernière personne qui me restait dans ce village désert. Aujourd'hui, je suis seule, je suis la dernière âme et je vais m'éteindre à mon tour. Le temps est à l'orage, je déteste la pluie, c'est un signe, mon heure a sonné.
Je suis allongée sur le sol, seule, ma dernière pensée est pour toi, mon cher Antoine, j'arrive !
Le souvenir de tes caresses me fait frémir, je ferme les yeux et je pars, dans un dernier miaulement...Adieu !


vendredi 12 avril 2013

L'empereur, c'est moi - Hugo Horiot

L'empereur c'est moi est l'autobiographie du comédien Hugo Horiot, autiste asperger. Hugo nous raconte dans ce livre son enfance et son adolescence à partir de l'âge de 4 ans. Il a parlé très tard, vers l'âge de 7 ans, était fasciné par tout ce qui tourne parce que la terre et toutes les planètes tournent, il était fasciné aussi par les tuyaux car ceux-ci rentrent dans le sol mais on ne sait pas où ils vont, il n'avait qu'une envie : retourner dans le ventre de sa mère. A l'origine, il s'appelait Julien, mais, se disant que Julien était son ennemi, qu'il fallait le tuer, il a demandé à sa mère de changer son prénom, elle a opté pour Hugo. C'est à partir de ce moment là qu'il a commencé à parler. Sa mère n'a jamais voulu laisser l'institution prendre en charge son fils (et si elle l'avait fait, il serait sans doute en hôpital psychiatrique aujourd'hui). A l'école, au collège puis au lycée, il a été le bouc émissaire de ses camarades et ses professeurs n'ont pas été tendres non plus avec lui, personne n'acceptait sa différence. Le livre se termine par un texte de sa mère, l'écrivain Françoise Lefèvre, qu'elle a rédigé après la lecture du récit de son fils.

J'ai beaucoup aimé ce livre, j'ai trouvé ce témoignage très intéressant car il nous fait entrer dans la tête de l'enfant. On comprend que ses manies et ses angoisses sont dues à une très grande intelligence, s'il est fasciné par ce qui tourne, c'est parce qu'il pense aux planètes et se demande pourquoi le soleil, lui, ne tourne pas et il a très tôt conscience de la mort. L'attitude des gens m'a révoltée, en particulier celle du professeur de français : Hugo nous raconte qu'elle a convoqué ses parents pour leur dire que leur fils parlait un langage "trop soutenu" et qu'il fallait qu'il se mette au niveau des autres ! Comment un professeur de français peut-il reprocher à un élève de parler un langage soutenu ? Exerçant le même métier que cette dame, je me bats tous les jours pour que mes élèves parlent comme Hugo et bannissent les "vas-y !", "chai pas c'est quoi" et autres ; si c'est cela la normalité, alors je préfère la différence... A la fin du récit, Hugo Horiot nous explique que la France utilise des méthodes dépassées voire monstrueuses : j'ai ainsi découvert la méthode du "packing" qui s'apparente à de la torture. C'est donc une lecture qui m'a beaucoup plu, peut-être parce que j'ai dû, à une certaine période, m'intéresser à ce sujet et qu'il me touchera, je pense, pour toujours...

Voici le premier chapitre de ce récit :

"Je m'appelle Julien. Julien Hugo Sylvestre Horiot, mais on m'appelle Julien. J'ai quatre ans. Je suis très sage. Trop sage. Quand quelque chose ne me plaît pas, je me mets en colère. Trop en colère. Je crie. Je crie, mais sans paroles.

Je ne parle pas.

Souvent, je fais des gestes répétitifs. Ce que j'aime particulièrement, c'est les roues. Sans doute parce que la Terre tourne sur elle-même, que la Lune tourne autour de la Terre, qui tourne autour du Soleil. Ca, c'est mon père qui me l'a dit. Mais le Soleil, autour de quoi il tourne ? Ca, il ne me l'a pas dit. Peut-être parce que je ne lui ai pas demandé ? De toute façon, je ne demande jamais rien à personne. Je connais l'ordre des lettres. Je sais même comment on fabrique les mots avec, c'est ma mère qui me l'a appris. Ensemble, nous avons dessiné l'alphabet et les chiffres sur le mur de ma chambre. Je sais compter aussi. Très bien et très vite. Je peux compter dans ma tête toute la journée si je veux. Sans m'arrêter. Mais je ne parle pas, pas même à ma mère. Le seul à qui je prends la peine de parler, c'est mon pire ennemi : Julien. Uniquement en tête à tête quand je suis seul avec lui. Je le hais. Je vais le tuer.

Je sais très bien que je vais mourir.
Tout ça continuera sans moi.
Et je ne renaîtrai pas.
Pas comme ça.

Bref, j'ai quatre ans et j'en suis là."

Hugo Horiot est passé à la télévision dans l'émission 7 à 8, voici la vidéo :

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mercredi 10 avril 2013

La vache qui voulait éteindre la lune - Christine Beigel et Hervé Le Goff

Voici la cinquième lecture de ma choupette et moi dans le cadre du challenge  "Je lis aussi des album" de Hérisson. La vache qui voulait éteindre la lune est un petit album de la collection "Mamie Poule raconte" des éditions Gautier-Languereau. Mamie Poule raconte une histoire à ses petits poussins et cette histoire est "La vache qui voulait éteindre la lune".
C'est le soir, tous les animaux sont énervés car la lune brille très fort et fait trop de lumière. La vache a alors une idée : l'éteindre. Petit à petit, les animaux vont donc monter les uns sur les autres afin d'arriver jusqu'à la lune : le gorille monte sur le chat qui est sur la girafe qui est sur la poule qui est sur le caméléon etc.



Il s'agit d'un joli petit album, l'histoire est drôle et les dessins sont très sympathiques, ma choupette l'aime beaucoup. A la fin, la vache qui est montée tout en haut se rend compte qu'il y a le feu à la lune, on appelle alors la baleine pour qu'elle l'arrose, mais ça ne suffit pas, c'est alors au tour du crocodile pour qu'il pleure, mais ça ne suffit toujours pas. Alors la vache, décidément très ingénieuse, a une idée : elle fait un "petit pipi de nuit" ! Et cela fonctionne ! Mais à la fin, comment font les animaux pour descendre ? Pour le savoir, vous n'avez qu'à lire ce joli petit album...

dimanche 7 avril 2013

Profanes - Jeanne Benameur

Octave Lassalle est un ancien chirurgien du cœur à la retraite qui décide un jour de recruter quatre personnes pour un travail singulier : sauver sa vie. On apprend au fil du roman sa tragédie : il a perdu sa fille, Claire, alors âgée de dix-neuf ans. Il est facile de passer de la vie à la mort, mais comment passer de la mort à la vie ? Chaque personnage a ses failles, sa tragédie (par exemple, Béatrice a perdu un frère et le silence de ses parents face à ses questions lui a donné un rapport particulier à son corps dont elle se sert librement avec les hommes) et c'est la blessure de chacun qui va créer un élan vers la vie.

Ce roman comporte très peu de rebondissements, et traite d’un sujet difficile et délicat, la perte d’un enfant, mais il s’en dégage beaucoup de douceur et la confiance qui est donnée en l’homme fait du bien dans notre époque mouvementée ! En effet, dans cette œuvre, ce n’est pas la religion qui permettra de se transcender, mais l’Homme, la foi en l’Homme, l’amour de l’Homme. J’ai trouvé au départ le personnage d’Octave inquiétant, je me demandais ce qu’il avait préparé pour ses quatre « compagnons » et un peu plus loin dans le roman, je me suis demandé si le rapport qu’il avait instauré avec eux n’était pas malsain. Mais je me suis vite rendue compte que, bien au contraire, le rapport qu’il crée est profondément humain, après cette aventure, un lien indestructible est tissé entre tous. De plus, le style de l’auteur m’a touchée : il est simple, les phrases sont courtes mais en même temps puissantes dans le sens où elles parviennent à retranscrire avec beaucoup de finesse les sentiments des personnages. J'ai donc eu un gros coup de coeur pour ce roman plein de sensibilité.

Voici les premières lignes de ce roman :

"Ils sont là, derrière la porte. Il ne faut pas que je rate mon entrée.
Maintenant que je les ai trouvés, tous les quatre, que je les ai rassemblés, il va falloir que je les réunisse. Réunir, ce n'est pas juste faire asseoir des gens dans la même pièce, un jour. C'est plus subtil. Il faut qu'entre eux se tisse quelque chose de fort.
Autour de moi, mais en dehors de moi;

Moi qui n'ai jamais eu don de réunir qui que ce soit, ni famille ni amis. A peine mon équipe à la clinique, parce qu'ils y mettaient du leur. Je leur en savais gré. Ce n'est pas la même affaire dans une clinique, les choses se font parce que sinon c'est la vie qui part. Ce n'est pas autour de moi qu'ils étaient réunis, c'était autour de la mort. Et ça, c'est fort.
Là, j'ai su tenir ma place."


 


mardi 2 avril 2013

Mon chat, la vie et moi - Kwon Yoonjoo

Voici ma lecture pour le challenge du "printemps coréen" de Catherine (la culture se partage): Mon chat, la vie et moi de Kwon Yoonjoo.
Il s'agit d'un ouvrage qui mêle photographies et dessins humoristiques autour du chat de l'auteur. Kwon Yoonjoo est partie s'installer à New York avec son chat. Elle raconte leur installation, leur vie à deux dans le nouvel appartement et leurs rencontres avec le voisinage.

Je suis une amoureuse des chats et j'ai été conquise par ce livre. Les photographies sont magnifiques, on ressent à travers elles tout l'amour de Kwon Yoonjoo pour son félin Elle a su mettre en valeur son chat, bien qu'il soit un chat "ordinaire", tigré, il est superbe. C'est exactement le type de photographie que j'aime : elles sont simples mais transcrivent souvent un sentiment à la fois fort et subtil.
Quant aux dessins, ils sont pleins d'humour et de tendresse. Le chat est bien sûr le héros de chaque page, des paroles lui sont prêtées et parfois, il marche sur ses deux pattes arrière, cet anthropomorphisme contribue à le rendre très sympathique. L'auteur porte un regard amusé sur les comportements de son chat mais aussi sur les siens. Tout comme avec les photographies, ce qui ressort de chaque dessin est l'amour que Kwon Yoonjoo et son félin se portent. C'est donc un livre magnifique qui ne peut que séduire ceux qui, comme moi, aiment les chats. Un premier volume intitulé Toi, mon chat est paru en 2005 et a reçu le prix 30 millions d'amis. J'ai tellement aimé Mon chat, la vie et moi que je pense me le procurer avant la fin du challenge (et bien entendu rédiger un billet !)

Le chat est-il gêné par le soleil ou nous fait-il un clin d'oeil ? J'ai envie d'opter pour la seconde solution, c'est un chat assez taquin !

On dit souvent que le maître et l'animal finissent par se ressembler, le mimétisme est flagrant ici ! Avez-vous remarqué que le chat a la même taille que l'humain ? C'est dire l'importance qui lui est accordée.

Kwon Yoonjoo est une dessinatrice et photographe coréenne, passionnée par les chats, elle a créé la bande dessinée Snowcat qui a énormément de succès en Corée du Sud (image ci-contre, mais ne me demandez pas de traduire...) .
 
 
 
 
 
 

 

lundi 1 avril 2013

La lecture gourmande : Mes crumbles salés et sucrés - Nathalie Combier

Les livres sont pour moi une passion, mais j'en ai une deuxième : la cuisine. Il existe un moyen de concilier les deux : lire des livres de cuisine. J'inaugure aujourd'hui un nouveau rendez-vous hebdomadaire intitulé "La lecture gourmande". Je présenterai donc chaque week-end un livre de cuisine ainsi qu'une de ses recettes que j'aurai testée. Si d'autres blogueurs/blogueuses souhaitent se joindre à moi chaque semaine ou occasionnellement, de manière très libre, je peux tout centraliser sur ce blog, laissez-moi un message avec le lien vers votre billet.


 
Pour ce premier rendez-vous, voici une présentation de Mes crumbles salés et sucrés de Nathalie Combier.
Ce livre regroupe des recettes de crumbles très variées, certaines sont classiques mais d'autres sont plus originales, en particulier les recettes salées. Les recettes sont classées par saison, ce que je trouve très astucieux, le choix est très grand car on peut compter 20 recettes par saison, soit en tout 80 recettes. Voici par exemple quelques recettes que l'on peut trouver dans la catégorie "printemps" : crumble poire-cerise, crumble courgette et chèvre, crumble breton à la marmelade d'orange, crumble aux tomates, crumble de petits pois safrané, crumble pomme-poire à la vanille...
J'ai décidé de réaliser aujourd'hui le crumble pomme-poire à la vanille.

 J'ai très légèrement modifié cette recette : je n'ai pas utilisé de caramel liquide tout prêt, je l'ai fait moi-même et je ne l'ai pas mis au fond du plat mais je l'ai mélangé aux fruits afin qu'ils aient un goût caramélisé plus prononcé.

 Voici le résultat :

 Ce crumble a eu beaucoup de succès, Monsieur, choupette et moi-même nous sommes régalés !

Bilan du mois de mars


En ce premier jour du mois d'avril, il est temps de faire le bilan du mois de mars :
- 16 billets publiés, soit une moyenne d'un billet tous les deux jours.
- 2 challenges en cours : "Je lis aussi des albums" de Hérisson et "Le printemps coréen" de Catherine.
- 1 exposition visitée : Paul Eluard à Evian-les-bains.
- 13 livres lus : 6 romans, 1 recueil de nouvelles, 1 pièce de théâtre, 1 document et 4 albums jeunesse.
Parmi ces livres, 5 coups de coeur. Si je devais choisir le plus gros coup de coeur du mois, ce serait sans aucune hésitation La petite fille de Monsieur Linh de Claudel car c'est celui qui m'a le plus émue. Si les autres coups de coeur resteront pour moi mémorables, j'ai été vraiment touchée à la fois par l'histoire du vieil homme et l'écriture épurée de ce roman.